L’avènement du livestreaming

Pour ce premier épisode du podcast, je vous propose que nous revenions sur une tendance de fond en 2020, et qui risque de se poursuivre en 2021 : l’avènement du livestreaming.

“Nous sommes en guerre”, quatre mots qui ont donné le ton de cette année 2020, indubitablement marquée par la crise sanitaire et ses avatars. Une situation de crise permanente qui a fatalement eu un impact sur la communication, notamment chez les TPE / PME, les associations ou les collectivités. Très vite, les communicants, les dirigeants, ont pu tirer un certain nombre d’enseignements concernant les attentes de leurs publics : 

  • D’abord, un vrai besoin de proximité. Ce besoin s’exprimait déjà auparavant dans toutes les études, mais il a été fortement renforcé dans une période d’isolement et de perte de repères. 
  • D’abord, un vrai besoin de proximité. Ce besoin s’exprimait déjà auparavant dans toutes les études, mais il a été fortement renforcé dans une période d’isolement et de perte de repères. 

Il a fallu, dès lors, changer de paradigme. Et à l’heure où beaucoup parlent de résilience – un mot que j’exècre à titre personnel – il faut bien saluer la capacité d’adaptation de celles et ceux qui construisaient la communication de leur marque pendant cette année si particulière. Il a fallu utiliser un autre ton, d’autres outils, concevoir autrement les différentes campagnes. 

Et un des outils que beaucoup ont découvert ces derniers temps, y compris chez les spécialistes de la com et du marketing, ce sont les lives. Du direct, face caméra, avec plus ou moins de moyens, sur des plateformes aussi variées que Facebook, Instagram, YouTube, ou encore Twitch. La possibilité, bien sûr, pour les spectateurs, d’interagir avec la ou les personnes en direct, soit dans le chat, soit, parfois, avec des fonctionnalités permettant d’avoir une action directe sur le live en question, comme par exemple sur Instagram, où il est possible d’inviter des viewers dans la conversation vidéo.

Livestreaming : des plateformes, des cibles, des fonctionnalités

De manière générale, chaque plateforme a ses spécificités, et il me sera difficile d’être exhaustif. Si Facebook et Instagram ont une gestion du chat parfois médiocre et qu’il est compliqué d’y réduire la latence, Facebook propose en revanche la génération aisée de sondages et les deux plateformes ont une interface très simple. Et la plupart des publics visés sont déjà sur ces plateformes, ce qui ne nécessite pas de demander un clic supplémentaire. 

YouTube est un outil plus classique et nécessite un peu plus de compétences techniques. En contrepartie, les possibilités de réglages sont plus grandes : qualité de la vidéo, latence, passage de la vidéo en public / non répertoriée / privée, gestion du chat, etc. En revanche, l’outil est à double tranchant : s’il y a du monde et de l’engagement, c’est super, autrement l’algorithme a tendance à vous plomber, comme l’explique assez simplement Hardisk dans l’une de ses vidéos : 

Quant à Twitch, il faudrait, je pense, faire un épisode à part pour vous expliquer toutes les possibilités de cette plateforme. C’est aujourd’hui encore la plateforme reine, qui se diversifie de plus en plus – c’était une plateforme ultra orientée gaming et e-sport, ça change depuis quelque temps – mais qui n’a pas la même diversité de cibles qu’un Facebook ou un Instagram. Ça ne veut pas dire pour autant que c’est une mauvaise option. 

De manière générale, quatre choses doivent, à mon sens, vous permettre de faire un choix dans ces plateformes : 

  • Les cibles que vous souhaitez atteindre
  • Le temps que vous souhaitez y consacrer
  • Votre budget
  • Vos compétences

Car oui, même si on peut se dire que c’est simple, on lance la caméra et puis voilà on discute avec les gens, en définitive cela nécessite un minimum de préparation pour annoncer le tout en amont et faire bouger votre communauté, et aussi pour le jour J ne pas enchaîner les “euh…” et les regards paniqués quand vous allez vous lancer.

Mes conseils pour se lancer dans le livestreaming

  • Définissez votre objectif avec cette action de livestreaming : est-ce que vous êtes sur un objectif de notoriété, de performance, etc.
  • Si vous connaissez bien votre public, choisissez la plateforme qui lui ressemble le plus
  • Si vous êtes perdus sur un plan technique, sachez qu’il existe des plateformes clés en main, qui ne proposent souvent que des fonctionnalités limitées en version gratuite, mais sont très confortables pour débuter, comme StreamYard, par exemple
  • Thématisez vos lives et rendez-les réguliers, l’idée est vraiment de donner un rendez-vous à votre communauté. Quand je dis régulier, ça ne veut pas dire qu’il faut en faire trois par semaine, attention 😉
  • Préparez un minimum en amont vos interventions ; outre le fait d’éviter les hésitations ou à l’inverse les longs tunnels, cela peut vous permettre de savoir exactement où vous allez et d’engager davantage votre audience. Par ailleurs, en étant plus pessimiste, si vous avez peu de personnes sur votre live, ça vous donne quand même un fil conducteur pour ne pas être trop déstabilisés.
  • De manière générale, gardez une cohérence avec vos autres supports de com, notamment sur le ton que vous employez. Outil nouveau, certes, mais ça ne doit pas forcément être un OVNI par rapport à vos autres outils.

Tous se mettent au livestreaming

Quand je vous dis que tous ou presque s’y sont mis, ce n’est pas une exagération. Je pense aussi bien à des :

Pour résumer ces quelques minutes passées ensemble, le tout est de bien trouver son ton, sa plateforme, savoir où est son public, et préparer un minimum en amont. Bien évidemment, n’hésitez pas à vous faire accompagner si vous êtes en difficulté, beaucoup de pros, moi ou d’autres, peuvent vous aider / vous former sur ces questions. 

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