Il y a quelque temps, j’ai fait une petite annonce sur ma page Facebook, dans laquelle j’annonçais mon intention de me détacher progressivement de ce média social. J’ai alors invoqué mon désir d’éviter l’infobésité et l’alimentation continue et souvent vaine d’un flux d’actualités peu intéressant.

De manière globale, les médias sociaux totalisants comme Facebook, qui proposent à peu près tous les services possibles (actualités, discussions, discussions privées, partages de photos, de vidéos, de lives, etc.), commencent à me lasser. J’en ai été un fervent adepte pendant plusieurs années, en tentant toujours d’en tirer le meilleur parti, et de “cloisonner” quelque peu les différents publics présents sur mon profil. J’ai même été jusqu’à avoir deux comptes Facebook à une époque.

En définitive, je pense faire partie d’une vague qui ne cherche plus nécessairement accéder à tous les services, et préfère choisir à la fois ses publics et ses pratiques. Au moment d’écrire ce statut, je passais déjà plus mon temps sur Snapchat et sur Instagram que sur Facebook. J’ai donc décidé de me contraindre à une certaine hygiène concernant ce dernier :

  • Désinstaller l’application Facebook, ne conserver que Messenger pour garder contact avec mes “amis”
  • Ne consulter mon profil sur PC, autant que faire se peut, et ne pas utiliser le site mobile
  • Réduire mes consultations à une ou deux fois par jour.

Certains vont sourire en lisant cette dernière règle ; il faut comprendre que j’étais le nomophobe type, accroché à son téléphone, et singulièrement à son compte Facebook, et que je pouvais consulter ce dernier plusieurs dizaines de fois par jour. C’était donc une révolution pour moi.

Je me suis cependant donné une totale liberté concernant les autres médias sociaux ; j’ai fermé mon compte Google+, que je n’ai de toute façon jamais vraiment utilisé et qui ne m’apportait rien de précis, et j’ai intensifié (légèrement) ma présence sur Snapchat.

Je ne serai pas très original en vous disant que ça m’a fait un bien fou. Ne plus lire les éditorialistes du dimanche, ne plus voir des images débiles avec des citations pétées, des clickbaits dégueulasses, et j’en passe. Plus largement, le fait de se détacher de ce réseau où “tout le monde est” était également salutaire. Certes, je me suis demandé dans un premier temps si je ne me “déconnectais” pas des gens et s’ils n’allaient pas, en quelque sorte, m’oublier, mais les jours qui ont suivi m’ont vite rassuré : si on veut me joindre, il reste bien d’autres possibilités. Je discute plus avec mes contacts via Messenger, et pour tout vous dire, cela me va très bien ; cela ressemble davantage à une conversation classique, et le filtre qui opère quand il s’agit de commentaires sous un statut ou une photo disparaît pour laisser place à quelque chose de plus engageant.

Je me rends également compte du fait que je ne cherche plus nécessairement à partager mes “pensées”, mes “idées”, mes petits coups de gueule ou que sais-je. Je préfère partager à quelques-uns des instants de ma vie, de belles choses, de jolies choses, et ne pas nécessairement aller au-delà. Et pour tout ce qui est professionnel et réseautage, eh bien… il y a des médias sociaux pour cela, je vais donc m’y investir davantage.

Car je compte poursuivre cette diète. Ma prochaine étape, c’est Twitter. Je ne sais pas encore sous quelles modalités cela va se faire, mais je souhaite réduire mon utilisation de ce média, qui apporte également son lot de bruit de fond et de conversations arides. Plus que Facebook encore, j’ai un lien très particulier avec Twitter. C’était mon média social préféré, mais il n’a pas, je trouve, réussi à évoluer, et y passer devient de plus en plus pénible. Je vais donc m’atteler à cette nouvelle étape, et je vous tiendrai au courant, si cela vous intéresse.

Catégories : Life style

Maxime Pisano

Je m'appelle Maxime Pisano, j'ai 30 ans. Je suis un communicant qui vit son métier avec passion et enthousiasme, surtout quand c'est accompagné de 2.0 et de relations publiques. Je le pratique depuis plus de sept ans maintenant, avec un bonheur sans cesse renouvelé, au gré des missions et des opportunités.

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